Comment chier dans la nature et le faire proprement.

   2020 Article 093  

2021 001 - Comment chier dans la nature et le faire proprement.



Pour certaines personnes, déféquer dans la nature est une joie, pour d'autres, c'est au contraire un cauchemar [LIEN]. Je vais aborder aujourd'hui, avec vous, un sujet légèrement différent de ceux que j'ai l'habitude de traiter ici.
comment aller aux toilettes dans la nature ;
comment adopter une conduite responsable vis-à-vis de la nature et des personnes qui la fréquente. 
 

La merde reste un sujet tabou.


 
La merde, les excréments, la défécation sont devenus au fil  du temps des tabous . Prononcer un merde de dépit ou de colère passe encore, mais parler de la merde sérieusement, sans tenir compte des contraintes sociales il y a là un fossé difficilement franchissable. Qu'elle en est la raison ?
Nous oublions, ou voulons oublier, que chaque individu prince ou manant, se livre chaque jour, si tout va bien, à une activité hautement salutaire, la défécation.
Comme il est écrit dans un petit livre amusant "Au cœur du caca" Une femme chic ou un homme chic transportent toujours avec eux leur caca bien caché !
 
 
Alors ? d'où vient ce blocage face aux excréments ?
S'agit-il, encore une fois, d'une contrainte religieuse ?

Excréter pour nous , c'est évacuer quelque chose de sale. Étant donné que nous aspirons à une société aseptisée, nous n'admettons pas la saleté. Ce qui ne nous empêche pas dans le même temps de polluer la planète en faisant semblant de rien" Source : Au cœur du caca Éditions B42
 
Comme tous les animaux nous consommons de la nourriture dans laquelle notre organisme puise de l'énergie (les calories) et des substances participant au fonctionnement de notre corps (les nutriments).
Comment expliquer que des aliments si nobles,  si bien cuisinés, si bien présentés, deviennent après leur passage dans le système digestif une chose immonde, honnie, maudite et méprisable.

Chut c'est caca taisez-vous ! 


Prenons un cas représentatif, l'exploration lunaire, impensable d'aborder la question du caca des astronautes. Pourtant les États unis et leurs cosmonautes ont fait caca et plus fort, il ont abandonné leurs merdes sur la lune, 96 poches contenant leurs déjections et pas mal d'autres saletés.

Quelques timides avancées pourtant.

Comment se débrouillent les marins et que font-ils de leur caca durant le Vendée globe ?
 
Le benjamin de la course expliquait, sans fard, dans sa chronique hebdomadaire à un journal suisse, "la grosse commission, c'est toute une histoire". "Tu imagines le bateau couché à 20 degrés, toi sur une jambe, et l'autre en appui sur la cloison, une main avec le PQ qui retient le seau en même temps, et l'autre avec laquelle tu essaies de t'essuyer sans en foutre partout." Après six malheureux jours de course, le même le marin annonçait avoir perdu un de ses deux seaux. Du coup, "pour chier, la vaisselle et la douche, c'est le même. Mmmmm... du bonheur !"   Source France-Info

La merde est une richesse.

Vidange des fosses d'aisance au Royaume-Unis
 
Avant l'apparition du tout à l'égout, la merde est collectée et utilisée comme engrais. Certains pays utilisent encore les matières fécales comme engrais de qualité.
En France au XIXe siècle, les vidangeurs collectent une très grande partie des fosses d'aisance de Paris. Ce sont des centaines de milliers de mètres cube qui sont ainsi épandues dans les campagnes avoisinantes pour amender les terres maraîchères. Lors de la révolution industrielle, des usines transforment le crottin (les chevaux sont nombreux à cette époque) et les matières fécales en engrais dénommés poudrette
La Chine, le Japon, la Corée utilisent durant des siècles les excréments dans les cultures vivrières installées aux alentours des grandes villes. En Asie les excréments étaient (sont encore aujourd'hui. Références manquantes) utilisés pour engraisser les eaux des étangs et la microfaune servant de nourriture aux poissons.

La merde est une menace pour la santé.


Mal utilisés les excréments humains se révèlent un véritable fléau. Les excréments véhiculent parasites et maladies, diarrhée, typhoïde et la plus connue sans doute le choléra. Je ne vous apprends rien en vous disant que plus de deux milliards de personnes dans le monde se soulagent directement à l'extérieur, c'est le cas en Inde. Dans certains bidonvilles de pays en développement, Asie du Sud, Afrique, les habitants font leurs besoins dans les ruelles avec des conséquences sanitaires épouvantables. Cette situation est qualifiée de "crise sanitaire globale"
La merde menace l'approvisionnement en eau potable.
 
Les maladies transmises par l’eau constituent l’un des problèmes de santé majeur des pays en voie de développement. En effet, les nombreuses épidémies signalées depuis 2000 montrent que les agents pathogènes transmis notamment par l’eau potable demeurent un problème récurrent. Ainsi, les diarrhées infectieuses liées à l’eau provoquent à elles seules chaque année 3 millions de décès dans le monde selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Ces problèmes sanitaires n’échappent pas aux pays membres de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). L’amélioration de la qualité des eaux exploitées à des fins d’alimentation ou d’usage humain est encore aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique y compris dans les pays industrialisés. Cette amélioration concerne les eaux potables et leurs réseaux, les eaux de surface continentales, les nappes phréatiques exploitables mais également les eaux marines de plus en plus sollicitées pour l’alimentation, l’usage récréatif ou encore la production aquacole. [...] Dans les environnements aquatiques, les micro-organismes pathogènes, qu’ils soient spécifiques ou opportunistes, peuvent faire partie intégrante de la communauté microbienne naturelle. C’est le cas par exemple des légionelles, des vibrios et des amibes, qui sont des germes autochtones aux milieux naturels. Dans d’autres cas, ils peuvent être transmis aux milieux naturels via les rejets de matières fécales d’un hôte infesté ou d’une eau polluée par des matières fécales d’origine humaine ou animale (pathogène allochtone aux milieux naturels). Les pathogènes présents dans les systèmes hydriques sont transmis à l’Homme par différentes voies telles que, les voies cutanées et conjonctivales, les voies respiratoires, la voie orale ou bien digestive.
Sources et devenir des micro-organismes pathogènes dans les environnements aquatiques Julia Baudarta et Nathalie Paniela 🔗 
lien
 

Les excréments dans la nature.

Fumées (crottes) de cervidés biche ou cerf. Pas de différence.

Les excréments (les plus visibles) des animaux

Tous les animaux excrètent des déchets, depuis la nuit des temps sans que se posent le moindre problème de recyclage.
Retenons que les animaux ne se posent pas de question quant à la visibilité de leurs excréments, certains carnivores agissent d'ailleurs de façon délibérée pour exposer leurs merdes à la vue et à l'odorat de leurs congénères. Quelques rares animaux creusent des petits trous pour y déposer leurs excréments, comme par exemple le Blaireau d'Europe. Ces trous ne sont jamais profonds 10 ou 15 cm de profondeur et ne sont pas recouverts. Il s'agit d'un recyclage de surface ✅ point important que nous devons imiter lorsque nous allons aux toilettes en extérieur.

Que se passe t-il lorsqu'une merde est déposée dans la nature ?

Deux exemples.

 

Sur un chemin forestier au printemps. Un crottin de cheval plus ou moins deux heures après son dépôt est envahi de Géotrupes du fumier (Geotrupes stercorarius) 
 

Dans une forêt d'altitude à  proximité d'un parc à  bestiaux en fin d'été. Des excréments humains après plus ou moins 30 minutes après leur dépôt sont entièrement couvert de Mouches Charbonneuses (Stomoxys Calcitrans)
 
 

Mouche Charbonneuse Stomoxys Calcitrans
Identification : De taille moyenne (corps de 7 mm de long) apparaît durant la seconde moitié de l’été, à proximité des étables et près du bétail, car les larves grandissent dans le fumier. Elle possède une trompe noire, brillante, un peu plus longue que la tête et très pointue.
Lieux de vie : C’est une espèce de mouche commune à la campagne, dans les étables, bergeries ou écuries où elle trouve en abondance les fumiers et crottins où elle pond ses œufs qui donneront des larves coprophages. Elle est plus connue maintenant sous le nom de mouche des étables.

 
Dans le grand cycle de la nature rien ne se crée, tout se transforme suivant des circuits fonctionnant depuis des milliers d'années.
La merde après son passage dans les  différents systèmes digestifs contient encore beaucoup d'éléments assimilables par une foule d'animaux et d'organismes divers. Les merdes déposées où qu'elles soient sont immédiatement "repérées" par des animaux aux sens olfactifs (?) très développés. Dans les heures, les jours, les semaines qui suivent s'organise un ballet de consommateurs qui ne finira qu'avec  la complète disparition du dépôt. Tout cela se fait en suivant une chronologie bien établie, les animaux nécrophages semblent se présenter en effet à des créneaux horaires bien définis pour utiliser à leur profit les éléments que leurs prédécesseurs n'ont pas consommés. 

Voici à titre d'exemple ce document concernant

L'évolution d'une bouse de vache

Extrait de : La Bouse : Historique importance et écosystème.
Thèse pour le doctorat vétérinaire.

Christophe Jean-Damien
 

Animaux et organismes friands de merde.

 

Minotaure, (Typhaeus typhoeus) insecte coprophage.

Certains animaux ou organismes se nourrissent essentiellement d'excréments tandis que d'autres ne le font qu'exceptionnellement. Chez l'humain, la coprophagie est le signe d'un profond dérèglement psychologique.
Les animaux se nourrissant d'excréments sont appelés coprophages. D'autres animaux jouent un rôle très important en transformant les déjections, il s'agit des décomposeurs, les bactéries et les champignons jouent un rôle important dans l'assimilation des matières fécales. La matière fécale peut-être recyclée assimilée également par l'animal lui-même. Le Lapin de garenne par exemple consomme quelques-unes de ses propres crottes. Il s'agit de cæcotrophie comportement observable également chez des poissons, des rongeurs des lagomorphes ...
 

Les champignons participent, eux aussi, à la lente dégradation des déjections.


Champignon famille des  sur crotte de sanglier


Voici ce que nous pouvons lire sur wikipedia au sujet de ce champignon aspergillus.
Les Aspergillus sont des champignons filamenteux, de type moisissure, dont la colonie se présente sous forme duveteuse. Le thalle, hyalin, présente un mycélium cloisonné portant de nombreux conidiophores dressés, terminés en vésicule. Le genre Aspergillus se distingue des Penicillium par l'aspect des conidiophores qui sont terminées par une tête renflée, alors qu'ils sont divisés en articles chez les Penicillium donnant ainsi l'aspect de petits pinceaux.
Les Aspergillus ont une répartition mondiale. Ils se développent sur la matière organique en décomposition, dans le sol, le compost, les denrées alimentaires, les céréales. Ils sont présents dans l'environnement humain, notamment dans les plantes, les fruits, la poussière, l'air. On trouve de 1 à 20 spores par mètre cube. Nous inhalons entre 10 à 30 spores par jour.
 

 Disparaissez... charognes et matières fécales !

Les carcasses et les excréments sont des habitats passagers, riches en valeur nutritive, qui abritent des communautés complexes d’organismes décomposeurs. Ainsi, plusieurs coléoptères, dont des scarabées et des géotrupes, consomment et enterrent le fumier des grands herbivores. Par leurs actions, ces insectes permettent le recyclage de l'azote et favorisent la formation de nitrates assimilables par les plantes. D’ailleurs, selon des études dans les pâturages, l’impact de la mobilisation de ces éléments nutritifs par les coléoptères sur la croissance des plantes rivaliseraient largement avec ceux des engrais chimiques. Parallèlement, de nombreuses espèces de mouches pondent leurs œufs sur les excréments qui servent de nourriture aux asticots. Les tunnels creusés par ces larves (et aussi par les coléoptères) accélèrent le travail des microorganismes et par conséquent, la dégradation des détritus organiques. Sans ces insectes spécialisés, les charognes et les matières fécales se décomposeraient beaucoup plus lentement, favorisant ainsi l’accumulation de déchets organiques dans nos milieux de vie. Malgré l’impact majeur des insectes détritivores sur la décomposition des matières organiques, encore peu d’études documentent les effets de la diminution de leurs populations sur l’environnement. Chose certaine, il en va de notre bien-être de protéger ces insectes hautement spécialisés.

Les insectes décomposeurs: des pros du recyclage! Marjolaine giroux

https://m.espacepourlavie.ca/blogue/les-insectes-decomposeurs-des-pros-du-recyclage


Pour résumer.

Je dois reconnaître qu'il est impossible de dresser une liste exhaustive des organismes œuvrant pour l'assimilation par les milieux naturels des éléments contenus dans les excréments.
Visibles ou pas ils sont très nombreux à œuvrer à chaque instant pour replacer les matières fécales dans le grand cycle de la vie.
insectes coprophages ;
champignons ;
gastéropodes ;
oiseaux ;
bactéries ;
animaux cæcotrophes
organismes de la pédofaune, etc.
Sans eux pas de vie possible. 

La dénomination des excréments dans le règne animal (liste non exhaustive).

Les excréta portent des noms différents selon les animaux :
Crotte, appellation générale ;
Bouse, bovins ou les éléphants ;
Crottin, pour les équidés
Fiente, pour les oiseaux ;
Colombine pour les pigeons ;
Guano, pour les oiseaux de mer et les chauves-souris ;
Laissées, pour les carnivores ;
Moquette pour le chevreuil ;
Fumées pour les cervidés ;
Pétoulette pour les moutons et les chèvres ;
Fèces pour les carnivores ;
Pelotes fécales 
Chiure pour certains insectes  ;
Épreinte pour la loutre ;

Le cycle des matières fécales est désorganisé.

Ces tas de boues provenant d'une station dépuration sont un véritable désert, aucunes traces de vie à leur surface, pas le moindre insectes décomposeur à leur surface, c'est dire !
 
Boues de station d'épuration en attente d’épandage dans des champs de céréales.
(1) boues toxiques car il n'y a pas que du caca dans les stations d'épuration.
 
Dans le passé, ce qui était prélevé à la terre retournait à la terre suivant en cela le cycle naturel des choses sans qu'il y ait besoin de faire appel à une quelconque énergie.
La merde est, nous l'avons vu plus haut, directement assimilable par des myriades d'animaux et de micro-organismes présents dans la nature il n'y a pas besoin de la recycler ce point est très important.
La politique actuelle veut que pour évacuer et "traiter" un petit caca, il faille dépenser des sommes considérables
en équipements de transport, les tuyaux ;
en fluide de transport, l'eau ;
en installations de traitement, les stations d'épuration ;
en subventions, les primes accordées aux agriculteurs répandant les boues (LIEN) dans la nature.
La terre nourricière privée de ces flux de merde doit être amendée par des engrais chimiques ! 
Il existe bien entendu des alternatives aux toilettes classiques.

Les toilettes sèches ou toilettes à litière bio-maitrisée (TLB).


Le principe de fonctionnement de la TLB
L'objectif est de reconduire nos déjections dans le cycle de formation de l'humus dans les meilleures conditions possibles. A cette fin, la première chose à faire est d'empêcher l'uréase – cet enzyme présent dans les déjections – de transformer l'azote organique précieux (urée, ou carbamide) en ammoniac, inutilisable pour la synthèse de l'humus. Ce phénomène a été compris grâce à une observation de laboratoire [4]: la cellulose végétale inhibe les réactions enzymatiques qui minéralisent la matière organique des déjections. Or, ces réactions sont aussi à l'origine des odeurs désagréables. L'idée est donc immédiate: ajouter de la cellulose végétale à nos déjections pour bloquer les réactions enzymatiques, ce qui, par la même occasion, empêche le dégagement des odeurs. Une des conséquences de cette adjonction est l'augmentation du rapport carbone/azote de nos déjections qui, de ce fait, sont prêtes pour un compostage aérobie en plein air [5]. Un détail important: le blocage des réactions enzymatiques n'a lieu qu'en milieu humide, donc en présence d'urine. C'est la raison pour laquelle on ne peut, en aucune manière, séparer l'urine et la matière fécale. De plus, dans une toilette individuelle, afin d'empêcher le démarrage de la minéralisation de l'azote, l'adjonction de la cellulose végétale (la litière utilisée) doit intervenir le plus rapidement possible après la production des déjections.
Source : https://www.eautarcie.org/05c.html

Un article spécifique à ces toilettes leur sera consacré prochainement.


Faire ses besoins dehors.

Lorsque j'étais actif professionnellement combien d'enfants ai-je rencontré en animation ou en classe nature qui n'avaient jamais déféqué voire même uriné à l'extérieur de toilettes équipées. Chez les adultes, c'est moins fréquent, mais cela existe. 

Absence d'intimité.

Le plus gros problème rencontré en extérieur semble bien être l'impossibilité fantasmée ou réelle de ne pouvoir s'isoler pour uriner ou déféquer.
Le mode de vie, les traditions, les religions pèsent de tout leur poids sur cette fonction essentielle de notre corps que nous devons taire.

Faire ses besoins dehors lorsqu'on stationne plusieurs jours avec un groupe.

 

Deux choix possibles.

Les feuillées

Toilettes collectives isolées du campement établies dans les règles de l'art.
 
Comment creuser, organiser, gérer des feuillées.
 

 
Les feuillées en temps de guerre.

Feuillées troupes allemandes.

Le trou de chat.

Les trous de chat répartis sur un grand espace.
Difficilement gérable en raison de l'organisation à adopter. Creuser un trou de chat où quelqu'un a déjà déféqué n'est pas très agréable ! On préfère donc creuser des feuillées.

 

Chier dans les bois sans polluer, seul ou en groupe itinérant.


S'éloigner des endroits fréquentés.

◾ quitter les chemins ;
quitter le point de stationnement de votre véhicule ;
quitter le lieu du campement.
Lorsque je dis quitter, il faut vraiment s'éloigner de plusieurs dizaines (centaines) de mètres de tous lieux fréquentés.
Les matières fécales que vous déposer ne doivent jamais entrer en contact ou indisposer les autres usagers de la nature.  
 

Choisir l'emplacement.

choisir un point où la couche d'humus est importante ;
éviter les lieux où les animaux décomposeurs ont peu de chance de vivre, sable, rochers, cailloux, pessière dense ;
s'éloigner des eaux de surface, cours d'eau, étangs,  lacs,  tourbières, sources, ;
ne pas déposer ses excréments dans des endroits où les eaux de pluie peuvent les entraîner vers des ruisseaux temporaires, 
ne pas chier dans les champs de captage, aux abords des sources ;
ne pas déféquer sur les plages bord de mer, lacs, aire de baignade ; 
ne jamais poser culotte dans des caves, souterrains, grottes, tunnels (lieux où la lumière du jour ne pénètre pas, pauvre en microfaune et insectes coprophages)
Les matières fécales ne doivent jamais entrer en contact avec les eaux de surface et les eaux souterraines.

Creuser un trou pour y déposer nos fèces,  le trou de chat

le trou ne doit pas être trop profond tout au plus 10 cm 15 cm.
✅ voir points abordés en début d'article.
 Les décomposeurs et recycleurs doivent avoir accès aux excréments.
se servir d'une petite pelle ou d'un bâton ;
déposer sa commission ;
reboucher ou couvrir le trou avec la terre sans tasser ;
Vous pouvez éventuellement couper fragmenter votre merde ou la mélanger avec la terre pour accélérer le process.
👍 En procédant ainsi vous pratiquez le recyclage de surface.
Enterrer profondément des matières fécales ralentit notablement leur décomposition, leur transformation par les organismes décomposeurs et "recycleurs". Les pathogènes contenus dans les déjections disparaissent également plus lentement.
 

Impossibilité de creuser un trou.

faire ses besoins puis les recouvrir de feuilles, de brindilles, de végétation, etc.

L'hygiène après défécation.

Une bonne hygiène est essentielle pour maintenir notre corps en bonne santé et pour ne pas transmettre d'agents infectieux aux personnes que nous côtoyons. 
 

L'hygiène aux toilettes est variée.

Pour faire cette toilette intime, nous pouvons utiliser :
1 - du papier hygiénique cas le plus fréquent ; 👍👍
2 - des lingettes ;👎
3 - des feuilles végétales ; 👍
4 - des fibres végétales ; 👍
5 - de l'eau ; 👍👍
6 - de l'eau du savon ; 👍👍👍
7 - un linge ;👍
8 - un linge humide ; 👍👍
9 - de l'eau, du savon, un linge ; 👍👍👍 👍
10 - des pierres plates. 👎
 

Se laver

La meilleure méthode, consiste à se laver soigneusement après être allé aux toilettes. En randonnée, cette méthode est contraignante, car il faut transporter un volume supplémentaire d'eau en plus de l'eau de boisson.
En camping ou en séjour en camping-car c'est tout à fait possible et sans contrainte particulière. C'est cette méthode, la 9 👍👍👍👍 permet d'obtenir également une hygiène irréprochable des mains.
Selon certaines sources, 70% de la population mondiale utilise de l'eau au lieu d'utiliser du papier.
 
Mike Clelland a écrit un ouvrage très complet sur la pratique du camping [LIEN]
 

S'essuyer.


Publicité pour le papier toilette. États Unis d'Amérique.

Le papier toilette est largement utilisé en Europe, il est cause de nombreux désagréments visuels et provoque une pollution non négligeable des sols. Il n'offre pas une hygiène rigoureuse.
Les lingettes contiennent trop de produits nocifs pour le corps humain et pour la nature pour que je vous recommande leur emploi.
Les autres moyens tels que feuilles végétales, fibres végétales restent des moyens de fortune.
Les pierres ! Un moyen anecdotique pour se torcher le derrière surtout si elles sont rugueuses !
 

Le papier toilette.

Véritable plaie visuelle, combien de fois ai-je pesté en forêt de Fontainebleau en voyant ces papiers le long des chemins, aux abords des parcs à véhicules, aux abords des campements sauvages de caravanes, qui sont les spécialistes, entre autres, du "jevousemmerdelesgadjos". Le cas du Montmorillon est emblématique.

 

Enterrer ou pas son papier toilette ?

Le papier est toujours présent alors que les excréments ont depuis longtemps été recyclés. Une plaie visuelle voilà ce qui reste après le passage de porcs ! 
 

La merde est partie depuis longtemps seul le papier reste.

Le papier toilette ne doit pas rester en surface ni être enterré sauf en cas d'absolue nécessité.
⛔ Le papier ne doit pas être brûlé non plus. Pollution ou risque d'incendie nous interdisent de pratiquer cette méthode.
Le papier toilette doit être emporté. Il existe suffisamment de contenants légers et hermétiques permettant le transport des papiers utilisés jusqu'à une poubelle vidée régulièrement.
Le papier met beaucoup trop de temps à se dégrader.
Plutôt que de colporter des on-dit j'ai fait des tests en conditions réelles.
 
 Ce lien vous conduit vers un album photos dans lequel je fais le point. 
 

Suivez la lente dégradation du papier toilette dans la nature.
 
 
🔺 Il faut pratiquement une année en milieu ouvert non forestier d'après mon enquête pour que le papier toilette soit assimilé par la terre.
Seule la pâte à papier c'est-à-dire les fibres végétales provenant du bois ont repris leur place dans la chaîne de la vie. Tous les autres composants entrant dans la fabrication du papier sont présents eux aussi dans le sol ou dans les organismes vivants, mais en tant que corps étrangers, néfastes à la vie. Il s'agit donc d'une pollution.
 

Ne plus confondre fragmentation disparition et recyclage.

Bien souvent, des tableaux sont publiés avec des temps de recyclage pour certains déchets. Un mégot de cigarette met xx années pour être recyclé, une boîte en plastique mettra xx années pour ...
Tout cela est délirant ! Ils n'ont aucune valeur. Je n'ai JAMAIS vu en complément de ces fausses informations la moindre étude argumentée.
Un morceau de plastique ne sera JAMAIS recyclé dans la nature, il sera fragmenté en minuscules parties, mais il sera toujours présent. On le retrouvera inchangé dans sa composition dans la terre et dans les organismes des animaux.
La politique de l'autruche s'applique aux déchets invisibles à notre vue, ils semblent ne plus exister mais ils sont bel et bien présents en infimes particules. 
 

Toxique pour la nature, le papier de toilette l'est également pour votre organisme.

Le papier toilette présente certains risques pour la santé, coloré parfumé, blanchi, recyclé les papiers contiennent différents produits qui peuvent à terme entraîner des allergies, des sensibilisations des muqueuses, des irritations, des fissures ou micro-déchirures de l'anus ou des parties intimes.
Le papier toilette recyclé contient des résidus, notamment des encres d'imprimerie contenant du bisphénol A un endocrinien reconnu.
Parfumé le papier toilette contient cette fois des benzènes qui au contact des parties intimes peuvent pénétrer dans l'organisme par les voies sanguines.
Le papier toilette blanc, doit sa blancheur au chlore provoquant irritations des muqueuses, inflammations de la peau et affections cutanées.
❌ Le papier super absorbant contient des produits cancérigènes.
Une enquête de 50 millions de consommateurs fait le point.[ LIEN

La fabrication du papier toilette nuit à la nature et aux forêts.

 Une OGN dénonce le fait que, chaque jour l'équivalent de 27 000 arbres serait utilisé pour fabriquer du papier hygiénique ou ménager. cet entité ne précise néanmoins pas dans quelles proportions ces fibres proviendraient de déchets de l'industrie du bois, difficilement exploitables pour un autre usage.
De plus, le papier toilette jeté dans les canalisations augmente le taux de matières organiques à traiter dans les stations d'épuration, et implique en cela l'utilisation de davantage de produits chimiques. Ce problème est encore aggravé par les fabricants qui proposent un tube de papier toilette soluble dans l'eau, encourageant les utilisateurs à jeter le tube dans la cuvette.Certaines marques proposent un rouleau sans tube central.
Le rinçage à l'eau utilise environ 0,6 litre d’eau, alors que 168 litres sont nécessaires à la fabrication d’un seul rouleau de papier toilette. Source wikipedia


Accessoires pour bien chier dans les bois sans trop polluer.

📌- Une petite pelle pliante que je trouve très pratique pour creuser le trou de chat. Il existe tout un tas de modèles ICI






📌- un sac hermétique pour remporter votre papier toilette, (si vous ne pouvez vous en passer) ;
📌- une bouteille d'eau (si vous décidez de vous laver au lieu d'utiliser du papier) ;
📌- un linge ou gant de toilette ;
📌- un savon (en choisir un non polluant pour la nature).
 

Que reste-t-il après votre passage ?

Les excréments sont enfouis sous la litière le sac contenant le papier rejoint une poubelle..

Défécation avec utilisation de papier toilette.

Un sac contenant le papier sera déposé dans une poubelle, la pelle nettoyée  rejoindra le sac à dos, les excréments enterrés (10 / 15 cm pas plus) seront bientôt investis par les coprophages et micro-organismes. Le sol forestier retrouve son aspect initial après rebouchage du trou de chat et camouflage.

En guise de conclusion.


Les matières fécales doivent pouvoir être éliminées rapidement sans contaminer les eaux, sans dispersion de pathogènes et sans entrer en contact avec d'autres usagers.
Dans des endroits très fréquentés où l'espace disponible est restreint comme des gorges de cours d'eau, il faut s'abstenir d'enterrer ses mardes il vaut mieux se soulager avant, ou décider de les emporter dans un contenant prévu à cet effet. (méthode utilisée aux États Unis d'Amérique peu fréquente en Europe)
La meilleure solution est de laisser ses excréments en surface pour accélérer leur élimination, mais le danger présenté par d'éventuels pathogènes nous oblige à les enterrer. Le trou de chat ou cathole ne doit pas être trop profond au risque de ralentir la décomposition. Les trous sont soigneusement rebouchés et camouflés. Ils sont creusés loin des campements, des stationnements, des sentiers, des routes, des chemins, des points de captage des eaux, des sources, des plages.
La merde ne doit pas être entraînée vers les points critiques cités plus haut par les eaux de pluie ou de fonte. Les trous sont creusés là où la couche d'humus est épaisse afin de bénéficier des nombreux organismes qui y trouvent refuge. Si le sol est aride, essayez d'étaler vos merdes en fines couches choisissez un endroit ensoleillé favorisant le séchage et la stérilisation par les rayons ultraviolets. Pour les zones arides, les voyageurs doivent tenir compte des recommandations des guides et des consignes locales. Un trou de chat n'est utilisé qu'une seule et unique fois. En cas de stationnement de plusieurs jours, des feuillées doivent être creusées. Le papier toilette ne doit pas être enterré ni brûlé il doit être emporté dans de petits sacs étanches. Les tampons hygiéniques sont eux aussi emportés en sac étanches vers des poubelles ad hoc. L'urine ne présente pas de particularité, la miction peut se faire directement dans les cours d'eau d'une certaine importance. Ne pas uriner dans les tourbières, les mares pérennes ou temporaires, les petits rus, les zones de captage, les sources, les ornières remplies d'eau, les fontaines, près des lieux de campement, de stationnement, des sentiers de randonnée, ne pas uriner toujours au même endroit en cas de séjour prolongé.
📌 Bon à savoir : Les facteurs environnementaux comme les précipitations, les températures, la lumière, la lixiviation, la nature du sol jouent un rôle très important sur l'élimination des matières fécales.

Pour terminer en beauté cet article.


Une liste des synonymes du mot merde.

mouscaille, mousse, sentinelle, crotte, colombin, caca,  rondin,  étron,  moutarde , marmelade, virgule, gringuenaudes, déflaque, picole, factionnaire, chichstrac, caille , moustille, ouvrage, mélasse, orphelin de muraille, pêche, marchandise, fine, pruneau, gaz, cachet de M. le Maire, la molle, galine, boudin, prune, borne, pastille, orphelin, Suisse, cas, purée, carte de visite, scaille, cambrousse, fumeron, moulure, tas.

Un film à l'humour décalé.

 

 


Un film à succès concernant la défécation et le système digestif.


 



2 commentaires:

  1. Bravo pour cet article ; complet, utile, intelligent, drôle... etc !!! ;-)

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  2. Bonsoir Édith, merci pour votre sympathique commentaire. L'yonne vous avez raison (lu sur votre site) est une belle région très belle région que je connais bien. Cordialement . Jipé

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Bonjour,
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