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Carrières-Paysages-Environnement-Greenwashing

    2020 Article 002   

 

Les Carrières défigurent-elles les paysages ?

Ont-elles le pouvoir de "sauver" les Insectes comme on peut le lire ?

 

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Découvert par hasard sur la toile, ce document très intéressant [LIEN] fait toutefois l'impasse sur ce qui est reproché aux industriels des carrières.
Il aborde, néanmoins, des sujets d'actualité comme :
- le rôle des abeilles domestiques bien souvent trop médiatisées ;
- le bien fondé de la pose de gîtes à insectes n'importe où.
Ce document est riche d'informations justes et pertinentes mais minimise l'emprise des carrières sur nos paysages.

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Voici quelques extraits puisés dans ce [PDF]

La généralisation des « hôtels à insectes » peut être, elle aussi, une source d’interrogations. Partant du constat que de nombreuses abeilles souffrent d’un manque d’habitats de reproduction, les « nichoirs » à abeilles sauvages se généralisent et veulent offrir des lieux de reproduction pour de nombreux Hyménoptères. En dehors du fort intérêt pédagogique de ce type d’installation, différentes remarques peuvent être formulées. À part les hôtels à insectes réalisés par des structures spécialisées (ONF-OPIE, Urbanbees-Arthropologia et associations de protection de la nature), de nombreuses réalisations sont faites par les services techniques des communes et se révèlent souvent inadaptées (structures en plastique, tiges creuses à trop fort diamètre...). Elles sont souvent installées dans des endroits sans intérêt écologique (entrées de ville, giratoires...). L’environnement immédiat des hôtels à insectes ne change pas beaucoup, et nombreux sont installés au milieu de gazons régulièrement tondus. Il s’agit, dans de nombreux cas, de démarches médiatiques ou de communication à l’instar du développement des ruchers que nous constatons dans les espaces publics, dans l’enceinte des entreprises privées et sur le toit des bâtiments des collectivités. Lorsque ces hôtels à insectes sont efficaces, se pose également la question de la concentration artificielle de nombreuses abeilles sauvages sur un même site. N’y a-t-il pas là un risque de favoriser le développement des parasites et de rendre ainsi plus vulnérables les abeilles que l’on souhaitait protéger ? La dernière remarque porte plus sur l’aspect philosophique des équipements installés et l’image de la nature que cela renvoie. Les abeilles sauvages passent-elles sous tutelle de l’Homme comme les abeilles domestiques. La nature a-t-elle encore besoin d’être maîtrisée, concentrée, suivie et expertisée en permanence.[...]
L’Abeille domestique actuellement utilisée est un animal d’élevage continuellement « amélioré » par l’homme.Nous sommes ainsi en droit de nous poser la question de la légitimité et des conséquences de la présence de ces animaux dans les écosystèmes, d’autant plus que la tendance est à l’installation de ruchers aux colonies nombreuses (Albouy, 2011 ; Binon, comm. pers.). Cette tendance est également encouragée par l’État, dans le cadre des mesures agro-environnementales (MAE). L’État apportait ainsi une aide de 17 euros par ruche aux apiculteurs qui ont entre 75 et 447 ruches et qui mettent au minimum 25 ruches (par tranche de 100 ruches), pendant 3 semaines, dans « une zone intéressante au titre de la biodiversité » (Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône, 2000). La France accueillait ainsi, en 2000, plus de 1,35 million de ruches (Peltier & Kollen, 2005) et la tendance, après une phase de déclin, est à l’augmentation avec l’engouement pour l’apiculture urbaine et périurbaine. Les abeilles domestiques actuellement utilisées, aux caractéristiques « améliorées », correspondent à des sous-espèces ou races nouvelles (comme la buckfast) dont l’arrivée dans l’histoire de notre flore est assez récente. Cela pourrait sous-entendre que la flore sauvage n’a pas forcément besoin de l’« efficacité » des abeilles domestiques « modernes » pour assurer son cycle de reproduction. Il est clair que les Hyménoptères « sauvages » ont assuré le rôle de pollinisateurs bien avant elles, avec ou sans la présence modérée de l’Abeille noire originelle.[...] Les abeilles domestiques actuellement utilisées, aux caractéristiques « améliorées », correspondent à des sous-espèces ou races nouvelles (comme la buckfast) dont l’arrivée dans l’histoire de notre flore est assez récente. Cela pourrait sous-entendre que la flore sauvage n’a pas forcément besoin de l’« efficacité » des abeilles domestiques « modernes » pour assurer son cycle de reproduction. Il est clair que les Hyménoptères « sauvages » ont assuré le rôle de pollinisateurs bien avant elles, avec ou sans la présence modérée de l’Abeille noire originelle.[...]
Ainsi, si l’on encourage trop la présence de l’Abeille domestique, on augmente le risque de déprimer les espèces sauvages cohabitantes et, par ricochets, certaines plantes sauvages qui en sont dépendantes (Gadoum
79et al., 2007).[...]
Considérée comme l’un des symboles de la qualité de notre environnement, ou plutôt comme le témoin gênant de sa dégradation, l’Abeille domestique et ses races allochtones deviennent paradoxalement, par effet de mode et matraquage médiatique, l’image d’une nature préservée !


Ce LIEN  permet de se rendre compte du nombre de carrières (mais pas que) en France. Stupéfiant !





 

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